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Beaujolais : ces maquis qui ont résisté

L’année 1943 marque le début du Service du travail obligatoire (STO). Certains jeunes s’y refusent et prennent le maquis. Notamment dans le Beaujolais.
Beaujolais : ces maquis qui ont résisté
Parachutage au col de La Croix Montmain. Juillet 1944.

BEAUJOLAISBeaujolais vert Publié le , Aurélien Sperandio

En 1943, les réseaux de résistants commencent à s’organiser. Un premier camp est fondé par trois jeunes Lyonnais du quartier des Etats-Unis. Ils prennent place à Claveisolles aux alentours de mars 1943. Le camp Vendémiaire, comme on l’appelle, bénéficie de l’appui de la population locale et gagne rapidement en nombre. On parle alors d’une centaine d’hommes dont des déserteurs italiens et russes. Les effectifs se lancent dans diverses actions comme la récupération d’armes et de matériel de campement, de ravitaillement, de recherche de terrain de parachutage, ou de sabotage sur les voies ferrées.

Le maquis s’installe aussi à Chamelet

Roger Chavanet, lyonnais et réfractaire au STO, se rend à Chamelet. Le coin lui semble intéressant. Comme il l’avouera plus tard, cette position était à la croisée de routes importantes, comme Lyon/Paray-le-Monial ou Lyon/Bordeaux par Tarare. Chavanet l’appellera le maquis Desthieux, du nom d’un ancien camarade. Nous sommes en octobre 1943. Et là aussi le groupe s’étoffe. Mais plus prudent que jamais, le camp change de position au moins tous les mois. Ils redoutent de se faire encercler par les troupes allemandes. Comme le camp Vendémiaire, ils feront de nombreuses opérations sur les voies ferroviaires, retardant l’envahisseur. Et puis en 1944 ils participeront à la libération de Lyon, sans jamais oublier tous ceux qui sont tombés pour ça...

"Pas deux semaines sans une action"

Témoignage tiré d’un enregistrement de Roger Chavanet, qui fut le fondateur d’un des maquis de l’Azergues.

"Nous avons commencé par une tactique de déraillement, d’interruption de circulation des trains. C’était notre objectif numéro un car nous ne pouvions pas, avec les armes dont nous disposions, aller nous poser et attaquer les convois allemands. […] La voie de Paray-le-Monial, que nous avons détruite en l’espace de deux ou trois mois, une quinzaine de fois. Depuis le mois de novembre ou décembre 1943, jusqu’au mois de juillet 1944, date à laquelle la vallée a été considérée comme libérée, on peut dire que les trains n’ont presque jamais roulé d’une façon régulière. Il ne se passait pas deux semaines sans qu’il n’y ait pas une action de notre part sur cette portion de voie. Ceci entre Châtillon-d’Azergues et La Clayette. […] Le nombre de matériel détruit est impressionnant : locomotives, wagons, des trains entiers de ravitaillement ont déraillé !"

Article tiré du supplément Les 100 histoires en Beaujolais - Val de Saône édité en 2015.

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