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Bayer Villefranche-Limas : le tribunal ordonne une médiation et le démontage du campement

le - - Faits divers / Justice

Bayer Villefranche-Limas : le tribunal ordonne une médiation et le démontage du campement
Les grévistes devront lever le piquet de grève, jeudi 28 février avant midi.

Le tribunal de grande instance de Villefranche a décidé de refuser les demandes d'évacuation des grévistes faites par Bayer, mais ordonne une médiation assortie du démontage du campement pour jeudi 28 février.

La sortie de crise se profile chez Bayer. Mardi 26 février, le tribunal de grande instance de Villefranche a décidé de rejeter les demandes faites par la société allemande dans l'audience en référé qui s'est déroulée lundi 25 février.

Bayer demandait l'évacuation des grévistes pour des raisons de sécurité liées à l'emplacement du campement. Les grévistes occupent l'entrée de l'usine depuis le 10 décembre 2018.

EVACUATION DU CAMP ET DISCUSSIONS

La justice a également demandé la tenue d'une médiation entre la direction du site et les syndicalistes CGT ce jeudi 28 février. Ces discussions devront commencer à 14 h 30 après le démontage du camp prévu avant midi.

En parallèle, l'inspection du travail a autorisé la procédure de licenciement émise à l'encontre du délégué syndical, Gaëtan Cornut-Chauvinc, par la direction de Bayer. A la suite de cette décision, ​une réunion d'une heure et demi s'est déroulée mardi 26 février, dans les locaux de Bayer entre la direction et les syndicalistes.

"LA DIRECTION DU SITE N'A PLUS LA MAIN..."

Selon un syndicaliste, la direction aurait avoué "ne plus avoir la main sur le licenciement". En réaction, les grévistes ont envoyé un courrier au directeur général de Bayer France, Benoît Rabilloud, pour demander d'organiser des négociations salariales uniquement pour le site de Villefranche et geler la procédure concernant le délégué syndical.

De son côté, le principal intéressé n'a pas encore reçu sa lettre de licenciement. "Elle devrait arriver mercredi, mais je serai bien là jeudi après-midi", signale Gaëtan Cornut-Chauvinc. En soutien, le secrétaire fédéral de la CGT chimie, Manuel Blanco, va rendre visite aux grévistes mercredi 27 février et va prendre part aux discussions de jeudi après-midi avec la direction du site.

Après 85 jours de grève, les deux parties semblent enfin décidées à discuter ensemble.

F.H.




Tony FONTENEAU
Journaliste

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