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Appels, SMS et guet-apens : elle harcèle son ex-amant

C'est une rupture amoureuse qui a amené Samia* à la barre du tribunal de Villefranche.
Appels, SMS et guet-apens : elle harcèle son ex-amant
Jacqueline FABRE - Les appels malveillants émanaient de plusieurs téléphones portables.

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Ayant quitté M.D. pour s'installer avec un nouveau compagnon, elle est accusée par son ex-amant d'appels téléphoniques malveillants et réitérés du 17 décembre 2013 au 22 mars 2014, avec différents numéros de téléphones portables. L'ex-compagnon a en effet porté plainte pour des messages le menaçant de révéler à sa femme cette relation adultère.

Après ces nombreux appels et SMS (dont trois constatés par la police), le 24 mai 2014, M.D., qui travaille dans un garage, reçoit un appel de son ex-compagne pour un dépannage, qu'il ne peut refuser puisque c'est son travail. Mais il craint un guet-apens et fait alors appel à la police, qui l'accompagne sur le lieu du rendez-vous. Une rixe éclate alors entre les deux hommes alors que Samia crie et essaie de les séparer. Les forces de l'ordre interviennent mais la procédure est classée sans suite.

Pour la prévenue, son ex-compagnon n'aurait pas supporté la rupture et elle affirme qu'elle ne l'a pas harcelé. Elle reconnaît seulement un message, que M.D. a gardé sur son téléphone, où elle dit avoir "pété les plombs". Quant au guet-apens, "c'était pour que l'on s'explique, qu'il arrête de nous harceler". "Vous avez tout de même simulé une panne pour le faire venir", lui assène le juge. "Mon compagnon n'était pas là pour se battre, mais ce sont des hommes…", explique Samia.

"IL Y A BIEN EU TRAQUENARD !"

Le ministère public constate une procédure parasitée par des plaintes et des mains courantes, mais tout de même des faits caractérisés et la réalité des messages, notamment des textos conservés par le plaignant. "Le message vocal gardé donne bien raison à la victime. Et puis il y a bien eu un traquenard", estime le procureur France Rouzier, qui requiert en guise d'avertissement une amende de 500 euros assortie du sursis.

L'avocate de la jeune femme évoque un manque certain d'éléments dans le dossier, notamment le manque de preuve quant aux appels malveillants, notant que, mis à part celui qui a été gardé, la prévenue n'en aurait passé que dix… "On ne peut pas condamner quelqu'un sur trois SMS dont on ne connaît pas le contenu. Par ailleurs, lors du prétendu guet-apens, c'est l'ex-compagnon qui maintenait le nouveau au sol…", argumente-t-elle.
A l'issue des délibérés, le tribunal prononce la relaxe de Samia.

JacquelineFABRE


* Prénom d'emprunt.

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