AccueilAnim'Ouroux célèbre les 80 ans du crash du Capricornus

Anim'Ouroux célèbre les 80 ans du crash du Capricornus

L'avion s'estait crashé à Ouroux en 1937.
Anim'Ouroux célèbre les 80 ans du crash du Capricornus

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L’association Anim’ouroux organise samedi 5, de 14 h à 17 h, et dimanche, de 10 h à 17 h une exposition qui retrace le crash de l’hydravion Capricornus, en présence de Fred Jouhaud, auteur du roman "Le dernier vol du Capricornus". Cette exposition commémorative a été préparée par des passionnés et sera certainement passionnante !

Renseignements au 04 74 04 63 40 ou davidchevalier0737@orange.fr. En plus, repas d’été le dimanche à 13 h et concours de pétanque organisé par les classes en 8.

Un crash qui a fait naître une rumeur

Le Capricornus, c’était un hydravion long-courrier de la flotte commerciale aérienne de la compagnie anglaise Imperial Airways qui, le 24 mars 1937, a fait son premier, et dernier, vol d’exploitation Southampton-Alexandrie-Durban. Cet appareil très perfectionné était spécialement dédié au transport du courrier à destination de l’Empire britannique mais, doté de deux ponts superposés, son niveau inférieur était aussi adapté à l’embarquement d’une vingtaine de passagers.

Ce jour-là, il avait à son bord, "outre 1300 kg de fret, parmi lesquels 65 sacs de courrier, quatre caisses contenant 160 lingots d’or fin, une caisse de pierreries, trois sacs de billets de banque anglais et égyptiens", six personnes (deux pilotes, trois membres d’équipage et une seule passagère). Parti de Southampton, l’hydravion devait poursuivre son vol jusqu’à sa première escale de Marseille-Marignane mais les mauvaises conditions météo ont perturbé ses repères.

Descendu trop bas, au lieu de rejoindre la Saône, il a touché le sol recouvert d’une trentaine de centimètres de neige dans un coin isolé de la commune d’Ouroux, provoquant l’explosion de l’appareil et le décès de trois personnes à bord. Parmi les blessés, seul le radio Cooper a pu partir chercher du secours qu’il trouvera au Carruge ; médecin, gendarmerie arriveront ensuite sans pourvoir cependant sauver les autres blessés.

Le lendemain, la compagnie Impérial Airways a procédé à la récupération de la cargaison, à l’exception d’une caisse de quarante lingots d’or fin… De cette caisse manquante (mais dont l’itinéraire a ensuite été retracé) va naître une rumeur dans toute la région, nourrie et relayée par quelques articles de la presse régionale et l’emplacement du crash était devenu un lieu de pèlerinage et de collecte de débris de l’appareil laissés par la compagnie en guise de trophées. Une stèle aujourd’hui rappelle le lieu de l’évènement.

Christine GESSE

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