AccueilACTUALITESAmbérieux : la CGT mobilisée pour soutenir deux syndicalistes d'Eiffage

Ambérieux : la CGT mobilisée pour soutenir deux syndicalistes d'Eiffage

Un peu moins d'une trentaine de salariés d'Eiffage et de soutiens se sont réunis devant la société ce matin à 10 h 30 pour soutenir deux dirigeants syndicaux menacés par une stratégie de dégraissage des effectifs d'Eiffage.
Ambérieux : la CGT mobilisée pour soutenir deux syndicalistes d'Eiffage
© Simon ALVES

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C'est un peu le jeu des poupées russes des luttes syndicales contre Eiffage énergies systèmes - Telecom sud-est, à Ambérieux-d'Azergues : un combat dans un autre combat. Ce jeudi matin, ils étaient une trentaine aux couleurs de la CGT à se mobiliser pour deux élus et militants syndicaux salariés de l'entreprise.

Selon l'organisation syndicale, la direction tente de "se débarrasser d'eux", alors qu'ils ont "plus de 30 ans d'ancienneté dans l'entreprise". Une démarche vue comme politique et une volonté de "couper des têtes" alors que la CGT dit se battre depuis plusieurs mois maintenant contre une démarche de suppression d'emplois dans l'entreprise.

"Nous avons perdu l'an passé un très gros contrat de maintenance de l'ancien réseau avec Orange-ICTR, expliquait ce matin Georges Gonzalez, secrétaire général du syndicat et concerné par la procédure. Depuis, la posture de la direction est de réduire et de dégraisser les effectifs sans licenciement économique. Elle pousse donc à des démissions en proposant des mutations, des ruptures conventionnelles ou prononce des licenciements pour inaptitude. C'est tout un tas de mécanismes utilisés pour éviter la mise en place d'un plan de sauvegarde de l'emploi."

180 emplois supprimés selon la CGT

Ces derniers mois, le comité social et économique d'Eiffage (NDLR : instance de représentation du personnel dans l'entreprise) a imposé un droit d'alerte économique. Une décision que la direction a contesté, selon la CGT, occasionnant une action en justice. Un procès remporté par le syndicat, auquel s'est ajoutée une autre procédure judiciaire intentée par la direction qui a contesté "les honoraires de l'expert choisi". Là aussi, le procès a été remporté par la CGT. Un dernier portant sur l'accord de dialogue social s'est déroulé, avec un verdict attendu pour la 13 septembre.

"La volonté de la direction est de faire traîner toutes les procédures légales en attendant d'être forcée de mettre en place un plan de sauvegarde de l'emploi", poursuit Georges Gonzalez. Selon lui, près de 180 emplois ont été supprimés en quelques mois, dont 100 salariés équivalent temps plein et 80 intérimaires. "Il y a eu 32 départs au mois d'avril et 17 au mois de mai", accuse le syndicaliste, à présent lui-même menacé.

Pour Georges Gonzalez, le dialogue avec la direction est "très tendu", même s'il existe toujours. Malgré des tentatives de la part de la rédaction du Patriote de joindre les dirigeants, celles-ci n'ont pas abouti.

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