AccueilACTUALITESPolitiqueAlexandre Portier : "La vision parisienne d'Ambroise Méjean, je lui laisse bien volontiers"

Alexandre Portier : "La vision parisienne d'Ambroise Méjean, je lui laisse bien volontiers"

Le candidat des Républicains a pu compter sur son implantation pour sortir nettement en tête au premier tour. S'il souhaite mener une campagne axée sur le territoire, l'adjoint à la mairie de Villefranche n'épargne pas son adversaire.
Alexandre Portier : "La vision parisienne d'Ambroise Méjean, je lui laisse bien volontiers"
© Simon ALVES

ACTUALITESPolitique Publié le ,

Votre candidature n'a finalement pas tant souffert de l'effondrement de votre parti lors de l'élection présidentielle. Vous devez en être satisfait ?

C'est un score extrêmement encourageant. Cela renforce notre détermination. Nous avons fait cette campagne à fond, sur le terrain, en essayant d'aller au maximum au contact des habitants. J'ai parcouru les 65 communes du territoire, souvent en plusieurs fois. J'ai pu, pendant des semaines, écouter les gens et partager mes propositions. Je pense que les électeurs ont été sensibles à cette proximité. Ils ont également reconnu l'engagement de Bernard Peut et salué le choix de renouvellement opéré.

Comment abordez-vous cette campagne du second tour alors que votre adversaire a distribué un tract à charge contre vous ?

Avec détermination. Je vais continuer à mener une campagne de proximité. Mon but est d'écouter et de convaincre. C'est un deuxième tour où il faudra rassembler la droite et le centre, mais aussi tous les amoureux du Beaujolais, quelles que soient leurs sensibilités. J'ai eu le soutien de maires et représentants d'associations. Je veux aussi convaincre les abstentions en leur disant une chose simple : ne laissez pas les autres décider à votre place et ne laissez pas Paris décider. Choisissez quelqu'un du cru, qui pourra être le porte-parole des habitants à Paris.

Vous ne semblez pas vouloir répondre aux attaques d'Ambroise Méjean…

Non, je ne fais pas campagne contre quelqu'un, mais pour le Beaujolais et ses habitants. Ce qui me motive, c'est de porter mon territoire.

Ambroise Méjean n'hésite pourtant pas à attaquer le bilan de la droite que vous défendez en vous reprochant d'avoir augment les impôts, supprimé des postes de forces de l'ordre ou de magistrats.

Je l'invite à faire preuve d'un peu plus d'humilité et à balayer devant sa porte. Je suis d'abord un élu local et il ne m'a pas semblé que l'État ait été si efficace ces dernières années. On l'a vu pendant la crise Covid. Ce sont les communes, les intercommunalités et les collectivités qui se sont mobilisées en premier pour les habitants. Sa vision parisienne, hors-sol, déconnectée, je lui laisse bien volontiers.

Votre adversaire estime que vous élire reviendrait à donner mandat à un député qui serait dans une opposition stérile et minoritaire. Que répondez-vous à cette affirmation ?

C'est réducteur comme vision du rôle de député. En gros, M. Méjean nous explique que si vous n'êtes pas En Marche, le gouvernement ne vous écoute pas. C'est quand même une drôle de vision de la démocratie ! Le travail de parlementaire est de collaborer tous ensemble. C'est ce qu'on fait dans notre équipe municipale. On s'enrichit des différentes sensibilités.

La majorité d'Emmanuel Macron pourrait ne pas être absolue et ainsi devoir composer avec vous pour voter les lois. Est-ce une chose à laquelle vous vous préparez ?

Ce qui m'intéresse, ce n'est pas de raisonner dans des logiques parisiennes et partisanes. C'est d'abord de savoir ce qui est dans l'intérêt du territoire beaujolais et du pays. Je soutiens totalement ce qui le sera, et je m'opposerai à ce qui y sera néfaste. Je serai toujours exigeant.

Qu'est-ce qui, dans ce que défend Ambroise Méjean, n'est pas dans l'intérêt du pays et du Beaujolais ?

Le bilan en matière de sécurité et de justice d'Emmanuel Macron est désastreux. On a une hausse de la délinquance et un sentiment généralisé de laxisme judiciaire. C'est un sujet sur lequel je serai engagé en militant pour plus de places de prisons et les peines plancher systématiques. Il faut donner à la justice plus de moyens pour faire exécuter les peines et soulager les policiers. Sur le pouvoir d'achat, on voit des gens qui travaillent et ont du mal à joindre les deux bouts. Il faut baisser les charges salariales et plafonner le prix de l'essence à 1€50. Il y a d'autres priorités comme la santé. Je constate des manques dans les communes rurales qui voient Paris instaurer toujours plus de normes. Ce n'est pas acceptable. Les déserts médicaux sont une priorité. Car avec la santé, vous préservez les familles, les écoles, la vie associative, le commerce et donc une vraie vie de village. C'est une vision du territoire qui n'est pas parisienne.

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