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Aide à la rénovation : pour l'écologie et l'accès au logement

Des dépenses élevées pour un résultat insatisfaisant, en hiver c'est le calcul obtenu dans certaines habitations quand il s'agit de se chauffer.

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Conséquence d'une isolation inefficace, voire d'un système de chauffage obsolète, si à cela s'ajoute l'incapacité de payer des rénovations le "programme d'aides pour la rénovation des logements et la réduction de la consommation énergétique" peut alors être demandé.

Mme R. a pu en bénéficier. Habitante du centre de Villefranche, son appartement a été rénové concernant l'isolation des murs et fenêtres, l'amélioration des systèmes de ventilation, le chauffage et la production d'eau chaude. Des travaux d'un coût total de 15 000 euros, auquel la subvention a participé à hauteur de 11 000 euros (soit 75?% du montant). L'ensemble de ces rénovations ont également permis, en plus de l'apport d'un certain confort pour Mme R., un gain énergétique de 37 % lors du premier hiver.

Parmi d'autres critères, c'est notamment l'incapacité de la propriétaire à financer seule ces travaux qui lui a donné accès à cette aide. Sont particulièrement aidées les personnes aux revenus très modestes (par exemple moins de 14 300 euros par an pour une seule personne). En plus de l'amélioration des performances énergétiques pour lutter contre la précarité énergétique, ce programme a aussi vocation à remédier à des situations d'habitat "indignes" (insalubrité, dégradation).

Le dispositif de subvention ne concerne pas uniquement les propriétaires occupants, mais aussi les bailleurs privés. Ces derniers ne sont pas soumis à des conditions de ressources mais s'engagent à appliquer des loyers modérés sur une durée de douze ans.

Ainsi, les quatre logements inhabités depuis une dizaine d'années, propriété de Monsieur ?A., ont été rénovés. Les travaux d'un montant de 350?000 euros et subventionnés aux alentours de 208 000 euros (60?% du montant) ont été effectués pour un gain énergétique estimé à plus de 60 %, malgré un système de chauffage électrique dû à l'impossibilité de faire passer le gaz aux étages. Ces logements types T2 et T3 (de 62 à 80?m2) seront loués de 360 à 430 euros par mois.

Thomas Ravier, vice-président à l'urbanisme et à l'habitat à l'Agglo Villefranche beaujolais, décrit les dispositions envers les bailleurs privés : "Plutôt que de construire des logements sociaux, qui coûtent cher, on permet aux propriétaires de réinvestir dans les logements vacants pour qu'ils les louent au prix du social". Sur l'ensemble du dispositif, qui s'est orienté dans un second temps vers les particuliers, l'objectif est "de faciliter l'accès à la propriété", bien qu'avec des priorités concernant la "précarité énergétique et l'écologie".

Ce dispositif est en cours jusqu'en avril 2016 dans le cadre du second Programme d'intérêt général consacré à l'habitat durable pour le Plan local de l'habitat.

Loïs Richard

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