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Agglo de Villefranche : bientôt du mieux au robinet ?

La Communauté d'agglomération Villefranche Beaujolais Saône, lors de la dernière séance plénière, a rendu son rapport sur la qualité de l'eau potable.

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Il indique que l'eau distribuée au cours de l'année 2013 présente une bonne qualité bactériologique. Les prélèvements de contrôle sont effectués de manière régulière sur l'ensemble du réseau (du captage jusqu'aux particuliers) par des agents qualifiés de l'ARS et du délégataire.

Le rapport souligne également que sur le plan chimique on relève la présence chronique de pesticides et de solvants chlorés. Toutefois, l'eau est restée conforme aux exigences de qualité réglementaires pour l'ensemble des paramètres mesurés.

Le captage de Beauregard ayant été retenu comme captage prioritaire au sens du Grenelle, l'ex-CAVIL a engagé une étude AAC (aire d'alimentation de captage) visant à délimiter l'aire d'alimentation du captage et à définir sa vulnérabilité intrinsèque vis-à-vis des activités présentes dans le secteur (industrielles, agricoles, ferroviaires, autoroutières…).

Le rapport rappelle aussi qu'en 2011 les aires d'alimentations directes et indirectes ont été définies par l'ex-CAVIL et validées par arrêté préfectoral. En 2012, le diagnostic des pressions existantes (agricoles, industrielles, autoroutières…) a été réalisé. En 2013, un plan d'actions a été élaboré sur l'aire d'alimentation directe qui correspond à la zone la plus vulnérable.

AMELIORER LA PERFORMANCE DES CAPTAGES

Toujours selon le rapport et compte tenu de la présence chronique de pesticides et solvants chlorés dans les eaux brutes des captages de Beauregard, l'Agglo a décidé de lancer une étude de maîtrise d'œuvre pour la mise en place d'un traitement complémentaire visant à éliminer les molécules concernées.

Sur le site de Beauregard, un programme de décolmatage et dessablage des puits a été arrêté. "Ces travaux consistent à améliorer la performance des captages", précise Jean-Pierre Dumontet, vice-président en charge de l'eau et de l'assainissement à l'agglo.

Plus généralement l'Agglo Villefranche Beaujolais travaille à la modernisation de l'usine de potabilisation. "Le bureau d'études planche sur l'avant-projet détaillé", indique Gaël Lorini, responsable du service de la qualité des eaux à la l'Agglo. Une fois que celui-ci sera rendu à l'Agglo pour la validation, des travaux pourront être engagés.

Dans le cadre de ces travaux, il est prévu de substituer le sulfate d'alumine dans le traitement actuel. En effet, de nombreuses études montrent qu'une teneur trop élevée en aluminium peut avoir des conséquences néfastes sur la santé. "Les autorités sanitaires ne se sont pas positionnées clairement sur cette thématique, même si elles laissent à penser que de futurs textes prendront en compte cette problématique", souligne Gaël Lorini.

Afin d'anticiper une évolution de la réglementation, et par principe de précaution, le projet prévoit le remplacement du traitement de manganèse au sulfate d'alumine par un autre procédé.

TRAITEMENT PREVENTIF

Les différentes études locales sur la ressource en eau montrent une contamination des champs captants par certains micropolluants. "Cependant l'eau distribuée par la collectivité reste conforme au code de santé publique", souligne Jean-Pierre Dumontet. Au vu de l'activité humaine dans la zone, il est projeté de mettre en place un traitement préventif supplémentaire de ces micropolluants.

D'autres substances ont été pointées du doigt par les différentes autorités dans le cadre de plans nationaux sur les micropolluants : il s'agit notamment de résidus médicamenteux, hormones et perturbateurs endocriniens. "A ce jour, l'Etat n'a toujours pas légiféré sur les teneurs admissibles de ces molécules dans une eau destinée à la consommation humaine, et ce malgré un risque toxicologique avéré", indique l'agglo.

En conséquence, la collectivité étudie actuellement la possibilité que le futur traitement complémentaire prenne en compte ces problématiques. Des campagnes de mesures préalables sur des paramètres identifiés comme prioritaires seront conduites afin de définir la présence ou non de ces molécules et les performances épuratoires à atteindre. L'Agglo veut traiter ces problèmes en amont par principe de précaution. "Si nous détectons ces molécules, nous voulons être sûrs de pouvoir les traiter", dit Gaël Lorini.

Ces nouveaux procédés seront intégrés à l'installation actuelle via l'extension du bâtiment existant prévu pour fin 2015, début 2016. Le budget de l'ensemble de ces actions serait compris entre 7 et 8,5 millions d'euros selon les options définitivement retenues.

Laurence CHOPART

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