AccueilACTUALITESAccident de chasse à Pommiers : le prévenu rend les armes

Accident de chasse à Pommiers : le prévenu rend les armes

L'affaire de l'accident de chasse qui avait eu lieu le 9 octobre dernier à Pommiers vient de passer entre les mains de la justice. Jugé coupable, le prévenu verra ses armes confisquées, devra rendre son permis et écopera de huit mois de sursis
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Au palais de justice de Villefranche-sur-Saône, mardi 24 janvier, la Chambre des comparutions immédiates jugeait l'auteur de cet incident qui a blessé trois personnes, une mère et ses deux enfants. À la barre, le chasseur âgé de 82 ans s'est longuement exprimé sur l'erreur qu'il a commise.

"C'est un accident bête et inadmissible de ma part", commente le prévenu. En effet, lors de son tir J.B. n'a pas respecté l'intégralité des règles de sécurité. "Vous avez tiré en direction d'une route, vous n'aviez pas de chasuble ce qui est totalement interdit", assène la juge. Des propos auxquels le chasseur répond, " j'attendais en bordure de vigne depuis un moment. J'ai vu un lièvre, au moment de tirer j'ai été ébloui par le soleil, j'ai décalé mon tir sur la gauche et je n'ai pas vu la route, j'ai touché le muret et les plombs ont ricoché".

Un grand préjudice moral

Résultat ? Une mère et ses enfants qui se promenaient sur cette route à ce moment-là sont touchés. Les trois victimes qui connaissent très bien le prévenu puisqu'ils sont voisins reçoivent chacun plusieurs plombs dans les bras et les jambes. Au-delà du préjudice physique, l'avocate des victimes explique qu'ils ont subi un lourd stress post-traumatique. "C'est une famille qui avait cette culture de la chasse, ils se sont sentis trahis par cet épisode. Ils ont très mal vécu cet accident, ils sont angoissés et n'osent plus sortir se promener".

Malgré cela, devant les magistrats J.B., qui avoue l'intégralité des faits souligne tout de même, "je ne sais pas si je vais continuer à chasser, cependant je sais que j'en suis tout à fait capable. Si j'y retourne je n'irai pas à Pommiers car il y trop de monde sur les chemins". Des paroles qui ne passent pas auprès du procureur de la république qui demande à son encontre, "une peine de huit mois de sursis, une amende de 500 €, la confiscation des armes ainsi que le retrait de son permis de chasse".

Retrait définitif du permis de chasse

L'avocate du prévenu tentera tant bien que mal d'aller à l'encontre de ses réquisitions. "Il y a eu un manquement aux règles, c'est un accident avec des dommages. Je vous demande d'appliquer une peine proportionnée au regard des faits. Sa vie ce sont ses terres, la vigne et la chasse. C'est trop douloureux pour lui de se dire qu'aujourd'hui la chasse est terminée".

Une plaidoirie qui ne changera pas grand-chose au sort de J.B. puisque le prévenu écopera de huit mois de sursis, de la confiscation de ses armes et du retrait de son permis sans possibilité de le repasser.

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