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A Villefranche, l'hôpital en guerre contre un fléau méconnu

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A Villefranche, l'hôpital en guerre contre un fléau méconnu
Tony FONTENEAU - Un test de dépistage à l'hôpital Nord-Ouest à Gleizé.

L'hôpital Nord-Ouest sensibilise à propos de la BPCO, maladie respiratoire qui touche de plus en plus de personnes.

3,5 millions de personnes en France, dont la moitié qui l'ignorent, 18 000 morts chaque année… Voilà des chiffres qui ont de quoi faire peur. Pourtant, peu de monde connaît la broncho-pneumopathie chronique, ou BPCO, qui pourrait devenir la troisième cause de mortalité par maladie d'ici moins de vingt ans.

C'est pour cette raison que l'hôpital Nord-Ouest de Gleizé a organisé il y a quelque temps une après-midi de prévention pour le grand public.

"Nous voulons surtout sensibiliser les gens à l'importance du capital souffle, explique le docteur Sonia Blandin, pneumologue. Aujourd'hui, on ne fait pas attention à ça. Conséquence, des maladies comme la BPCO sont décelées trop tardivement".

Pourtant, pour tester son souffle, rien de plus simple. Une grande expiration dans un spiromètre et le tour est joué. "Mais souvent les médecins traitants ne sont pas équipés. Pour ça, il faut se rendre chez un pneumologue, même si des dépistages gratuits sont aussi possibles au CDHS, à la CPAM et au réseau Spiro de Villefranche (NDLR : sur rendez-vous)."

ENJEU MAJEUR DE SANTÉ

Si le grand public reste plutôt indifférent au dépistage, les problèmes respiratoires et notamment la BPCO, sont aujourd'hui un enjeu majeur de santé. "En France, il y a plus de trois millions de personnes touchées par la broncho-pneumopathie chronique, une maladie qui détruit progressivement les alvéoles pulmonaires, ces petites poches grâce auxquelles l'oxygène passe dans le sang, et entame la capacité respiratoire des personnes atteintes", indique le docteur Blandin.

80 % d'entre eux sont des fumeurs et les femmes sont de plus en plus touchées. "Concrètement, ça se traduit souvent par un essoufflement. Sauf que la plupart du temps, on ne va pas faire attention, se dire que c'est normal."

Mais plus la BPCO est détectée tard, plus les effets peuvent être irréversibles. "Les gestes de la vie quotidienne sont alors plus difficiles. Et dans 10 % des cas, les patients finissent sous assistance respiratoire."

Mais si la BPCO est décelée suffisamment tôt, ses conséquences peuvent être atténuées. "Pour ça, les fumeurs doivent arrêter la cigarette. On peut aussi reprendre une activité physique régulière. Ou se mettre au chant… La maladie ne se guérit pas mais on apprend à vivre avec."

Tony FONTENEAU

A la maison, des gestes simples pour mieux respirer

Loïc Espié conseiller médical en environnement intérieur. "J'interviens au domicile des patients qui souffrent de maladies respiratoires. Mon rôle est d'améliorer la qualité de l'air chez eux." Et forcément, le spécialiste a quelques conseils simples à appliquer pour faire de son lieu de vie un environnement plus sain. "Ouvrir les fenêtres au moins de fois par jours durant cinq minutes par exemple.

Ça paraît tout bête mais c'est indispensable. L'air extérieur est toujours moins pollué que l'intérieur." Autre règle, bien lire et respecter l'étiquetage des produits que l'on utilise. "On peut aussi éviter de surchauffer ou sous-chauffer certaines pièces. Ou encore faire attention au taux d'humidité. Et surtout, ne plus fumer à la maison".




Tony FONTENEAU
Journaliste

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