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80e anniversaire des massacres de tirailleurs sénégalais : la secrétaire d'État à Chasselay dimanche

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80e anniversaire des massacres de tirailleurs sénégalais : la secrétaire d'État à Chasselay dimanche
Tony FONTENEAU - 196 tombes ont été dressées dans le Tata sénégalais.

Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, présidera dimanche 21 juin la commémoration du 80e anniversaire de cet épisode tragique de la Seconde Guerre mondiale.

La commémoration du 80e anniversaire des massacres de tirailleurs sénégalais dimanche 21 juin à Chasselay sera présidée par Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées.

Entre le 19 et le 25 juin 1940, plus d'une centaine de soldats africains ont été exécutés par l'armée allemande dans la région et les départements voisins.

UN PANNEAU DÉVOILÉ POUR NE PAS OUBLIER

Lors de cette cérémonie commémorative qui se tiendra au Tata sénégalais (lire aussi ci-dessous), Geneviève Darrieussecq rendra hommage aux combattants africains victimes de crimes racistes. Elle dévoilera également peu avant 11 h un panneau retraçant leur histoire et leur rôle dans les combats au service de la France.

La classe de CM2 de l'école élémentaire de Chasselay, qui a travaillé sur les parcours de vie de ces tirailleurs africains, prendra part à cet hommage et chantera la Marseillaise.

UN LIVRE ET UNE EXPO

Cet épisode douloureux de la Deuxième Guerre mondiale vient de faire l'objet d'un livre. "Juin 1940, combats et massacres en Lyonnais" est publié aux Éditions du Poutan. Julien Fargettas, l'auteur de cet ouvrage très documenté, sera présent dimanche lors de la commémoration.

La sortie de ce livre est par ailleurs accompagnée d'une exposition, "Chasselay 1940 : anatomie d'un crime de guerre" organisée par l'association Des Livres et des histoires. Elle est visible au Cuvier à Villefranche (57 boulevard Gambetta) du 17 au 24 juin (ouverture de 10 h à 19 h).

Julien VERCHÈRE

UN LIEU DE MÉMOIRE

Tata, ou enceinte sacrée en wolof, la langue parlée principalement au Sénégal. Pas vraiment le genre de monument que l'on trouve habituellement en Beaujolais. Pourtant, ce cimetière rectangulaire délimité par des murs ocres et quatre angles bardés de pieux fait désormais partie intégrante de l'histoire de Chasselay.

Pour comprendre son origine, il faut remonter en juin 1940. L'armée française est alors en déroute et les forces allemandes ont quasiment détruit toute forme de résistance. Pourtant, une partie de l'armée hexagonale et des troupes sénégalaises continuent de résister et ce même si Lyon a été déclarée ville ouverte par le gouvernement français. Mais l'information n'est pas remontée jusqu'à Sathonay-Camp.

Le 19, le colonel commandant le 25e RTS (Régiment de tirailleurs sénégalais) place deux bataillons, selon les ordres reçus, sur la ligne générale Curis, Saint-Germain-au-Mont-d'Or, Chasselay, Marcilly-d'Azergues, Lozanne et L'Arbresle. Mais rapidement, les forces allemandes prennent le dessus.

Et si les soldats français sont faits prisonniers et emmenés à Lyon, les soldats africains (Sénégalais, mais aussi Ivoiriens, Soudanais, Tchadiens…) eux, sont massacrés à la mitraillette et écrasés par les Panzers au lieu-dit de Vide-Sac. Deux officiers accusés d'avoir dirigé des soldats noirs sont également exécutés. Horrifiés, les habitants de Chasselay rassemblent les corps pour les enterrer dans un cimetière.

C'est en 1942 que le tata est érigé. Il faudra attendre 1966 pour qu'il soit déclaré nécropole nationale.

Tony FONTENEAU




Julien VERCHÈRE
Journaliste

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