En kiosque aujourd’hui

Villefranche : Ronzière/Perrut, la paix ? Pas sûr...

Pascal Ronzière, pourquoi avez-vous souhaité adhérer à l’UMP ?
"J’ai souhaité rejoindre l’UMP car je veux m’inscrire dans une démarche de rassemblement et de renouvellement souhaitée par le nouveau président départemental de l’UMP, le député Philippe Cochet. Il a pour objectif de préparer la relève dans notre département et soutenir la nouvelle génération d’élus. Il m’a donc encouragé dans cette démarche et je m’inscris pleinement dans cette dynamique. J’ai toujours été proche de l’UMP, cela correspond à mes convictions. Adhérer à l’UMP, c’est aussi affirmer mon soutien au Président de la République, soutien que je n’ai jamais cherché à cacher. Je rappelle que j’ai adhéré à l’Association des amis de Nicolas Sarkozy durant la campagne des présidentielles."
Comment d’après vous les électeurs qui ont voté pour vous lors des dernières échéances municipales vont-ils réagir, vous étiez en concurrence avec Bernard Perrut et maintenant vous rejoignez son parti politique ?
"D’une part mon adhésion à l’UMP ne change en rien mon positionnement sur le plan municipal ; un tiers des électeurs nous a fait confiance lors de ces élections. D’autre part, je n’ai jamais caché mon soutien à la majorité présidentielle. Avec mes collègues de Villefranche en mouvement nous continuerons de les représenter et d’assumer notre mandat avec sérieux."
"J’avoue que je suis intéressé par la Région..."
Souhaitez-vous présenter votre candidature aux élections régionales et est-ce dans cette optique que vous avez adhéré à l’UMP ?
"Je ne rentre pas dans ce genre de calculs. J’avoue que je suis intéressé par la Région, j’ai été conseiller régional pendant six ans et je me suis beaucoup investi. Mais cela n’a pas motivé mon adhésion à l’UMP."
N’y aura-t-il pas concurrence avec Thomas Ravier, adjoint à la mairie de Villefranche, membre du Parti radical, parti associé à l’UMP et qui semble être intéressé pour présenter sa candidature aux régionales ?
"J’ai l’habitude de "l’affrontement", mais aussi du courage politique. Je pense l’avoir prouvé lors de la campagne des municipales. Justement, lors de cette campagne, j’ai obtenu le soutien de beaucoup de Caladois. Mon objectif, c’est d’être utile pour ma ville et pour notre région beaujolaise."
Le vote du budget 2009 intervenu en mars dernier a été un premier signe de ralliement à votre famille politique, vous prépariez le terrain…
"Je ne calcule pas. Nous avons adopté le budget car nos arguments ont été entendus sur plusieurs points : pas d’augmentation des impôts, maîtrise des dépenses de fonctionnement, priorité à la petite enfance et à la famille."
Votre adhésion à l’UMP va-t-elle changer vos rapports avec Bernard Perrut ?
"Je constate qu’en retour des efforts que nous faisons le débat reste très difficile avec M. Perrut qui n’admet pas la moindre critique et qui n’est pas ouvert au dialogue. C’est sa façon de concevoir l’action politique. Ce n’est pas la mienne, ce n’est pas la nôtre."
Des ambitions pour 2014 ?
"Je serai présent aux prochaines municipales. Nous avons créé l’association Villefranche en mouvement pour proposer des projets qui concernent l’avenir de Villefranche. Je suis donc très déterminé, d’autant plus qu’il y a des dossiers très importants : comme le développement économique et l’emploi, l’accès au logement pour les personnes les plus défavorisées ou encore le positionnement de Villefranche par rapport à Lyon."
Propos recueillis par Laurence Chopart
Toute reproduction, modification, publication, totale ou partielle du site ou de son contenu est interdite.





