En kiosque aujourd’hui

Village beaujolais : pas de commerces avant trois ans
Le panneau est planté depuis des mois au lieu-dit communément le rond-point de l'hôpital et annonce : "Bientôt un village beaujolais" avec les indications suivantes : "10 000 m2 de commerces à louer, prochainement locaux disponibles". C'est une zone d'environ huit hectares dédiée au commerce ou au tertiaire qui jouxte le terrain accueillant déjà une quarantaine d'entreprises installées sur la commune de Gleizé. Ce projet managé par la SAMDIV* (Société d'aménagement et du district de Villefranche), société d'économie mixte, avait été présenté en juin 2006. Le projet a été reporté et un autre appel à candidature est lancé depuis vendredi dernier. Les candidats devront rendre leur copie qui précisera leur capacité financière et leurs références avant le 21 décembre. La seconde étape consistera à demander aux candidats un schéma d'aménagement qui comprendra le nom des enseignes (suivant un cahier des charges établi par la SAMDIV) susceptibles de venir, le programme et le planning. Quoi qu'il en soit, les travaux ne débuteront pas avant deux ans et personne ne peut dire actuellement la période d'ouverture des commerces. La Samdiv évoque environ deux ans et demi. Pourquoi ce projet, dont on parle depuis plus de trois ans, a-t-il été retardé ? Explications avec Didier Rességuier, directeur de la SAMDIV.
Quel était le projet initial ?
"Le village beaujolais comprend un bâtiment commercial de 15 000 m2 composé de commerces et services avec une galerie marchande, un pôle hôtellerie et restauration de 3 700 m2, un autre pôle producteurs beaujolais et produits du terroir. Même si ce projet est retardé il garde cette même ossature."
Pourquoi est-il retardé ?
"L'acquéreur aurait dû acheté le terrain en septembre 2008, nous avons patienté jusqu'à octobre 2009, il a été défaillant. Le conseil d'administration a décidé d'arrêter le projet GRC. Les dirigeants de cette société n'arrivaient pas à acheter le terrain, la SAMDIV a dit stop. GRC n'a pas présenté les garanties financières souhaitées. Ceci dit, nous ne sommes pas en guerre avec eux."
Qu'est-ce qui a fait que cette société n'a pas pu mener le projet ?
"Les dirigeants achètent, construisent et revendent à un investisseur. Ils n'ont pas réussi à trouver un investisseur, ni un banquier qui les suivent dans leur projet. La crise économique a également freiné le projet."
Le projet était bien engagé...
"GRC avait signé des promesses de baux avec un supermarché et une enseigne sportive, ces baux n'ont pas été renouvelés. GRC n'avait donc plus l'engagement ferme des clients."
Qu'allez-vous faire ?
"Nous gardons le même principe en ce qui concerne le programme des constructions à édifier : hôtellerie, restauration, pôle producteurs du beaujolais et espace ludique et les activités de moindre surface entrant dans la catégorie nature, chasse, jeux, équipement de la maison, création artisanale, le sport et tous les services liés à l'activité de la zone et aux besoins du quartier (banque, coiffure, guichet voyage pour citer quelques exemples). Nous allons relancer une consultation pour retrouver un nouveau porteur de projet pour la réalisation de ce village beaujolais. Ensuite, une fois que le candidat aura été sélectionné, il devra déposer un dossier pour obtenir la CDAC (Commission départementale d'aménagement commercial) et un nouveau permis de construire. Pour résumer, le projet n'est pas annulé, nous sommes obligés de nous adapter à la défaillance de la société".
Propos recueillispar Laurence Chopart
Toute reproduction, modification, publication, totale ou partielle du site ou de son contenu est interdite.





