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Stationnement à Villefranche : moins de places gratuites en 2010
Automobilistes, en 2010, il faudra sans doute payer plus souvent pour stationner au centre-ville de Villefranche ! Habitants, travailleurs, clients des commerces... tout le monde sera concerné par la refonte du plan de stationnement, dont la concrétisation est attendue d'ici à quelques mois.
Pour l'heure, Bernard Perrut, en député-maire prudent, s'attelle à convaincre du bien-fondé d'une telle révision. Une mission délicate, le sujet étant propice aux coups de gueule divers. "C'est un sujet complexe pour lequel on pourrait avoir 35 000 avis différents, avoue M. Perrut. C'est un ménage à trois à orchestrer entre habitants, pendulaires (ndlr : personnes qui travaillent à Villefranche mais vivent à l'extérieur) et ceux qu'on appelle les visiteurs. Dans moins de deux semaines, un groupe de travail va se réunir pour plancher sur la question. Il associera de nombreux partenaires, des habitants aux commerçants en passant par les employeurs, mais aussi les deux oppositions municipales", indique l'élu UMP. Les élus de la majorité ne manqueront pas de s'appuyer sur les conclusions d'une étude réalisée par le cabinet mâconnais APMS et rendue publique en début de semaine : 30 000 euros, c'est le coût de l'étude payée par la ville pour tout savoir du stationnement en centre-ville. L'enquête a permis de démontrer que les difficultés pour trouver une place étaient principalement liées au trop grand nombre de places gratuites, entraînant un manque de rotation des véhicules. Il y aurait trop de voitures "ventouses" accrochées au bitume pour la semaine, trop de personnes stationnées au cœur de la cité pour le travail et par ricochet pas assez d'espace pour les voitures des clients des commerces ou des usagers des cabinets médicaux par exemple. "Le problème du stationnement peut être résolu si les habitudes changent", déclare Bernard Perrut.
Les actifs vont devoir marcher !
L'option la plus envisageable consiste à étendre la zone payante à de nouvelles rues (pourquoi pas le boulevard Gambetta ?) ou à certains parcs de surface (une partie de la place du marché sans doute). "En mettant une partie des parkings Claude-Bernard et Ursulines en stationnement payant, on a gagné en rotation et en efficacité", avance M. Perrut. Les résidants affectés par l'avancée des zones payantes pourraient se rabattre sur une carte proposée à 7 euros par mois par la municipalité. Quant aux "actifs" venus du Beaujolais ou de l'agglomération lyonnaise, il faudra sans doute qu'ils apprennent à marcher davantage. "Où qu'on aille, l'étude montre qu'on trouve toujours une place gratuite et disponible dans un rayon de 500 mètres", insiste le député-maire.
"Ce qui est certain, c'est qu'on ne modifiera pas le plan de stationnement pour une question financière. Ce n'est pas à Villefranche qu'on va gagner de l'argent avec le stationnement", martèle le député-maire. Pour preuve, le premier magistrat évoque la possibilité d'étendre la plage de gratuité actuellement de quinze minutes en surface à "trois quarts d'heure, pourquoi pas une heure dans certains secteurs du centre-ville."
Julien Verchère
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