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Sécurité : Villefranche va étendre la vidéosurveillance
Bientôt tous filmés à Villefranche ? C'est la tendance de fond alors que la municipalité caladoise prépare un programme conséquent d'extension de la vidéosurveillance, rebaptisée vidéoprotection par le ministère de l'Intérieur.
Actuellement, 36 caméras scrutent principalement les parkings et places de la ville, répartis en neuf lieux différents. Plusieurs dizaines d'autres devraient progressivement entrer en service au fil du mandat du maire UMP Bernard Perrut (voir notre carte). C'est en tout cas le souhait de Gérard Ducray, adjoint délégué à la sécurité : "L'objectif est de demander au conseil municipal de consacrer 50 000 euros d'investissements par an à l'installation de caméras jusqu'en 2014. Le mouvement est déjà initié. Avant fin 2009, le nouveau parking Bointon sera par exemple équipé."
La municipalité compte également sur plusieurs soutiens financiers, à commencer par celui du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD), susceptibles d'apporter 50 % de l'enveloppe nécessaire à un projet. "Une partie de l'enveloppe liée à la convention d'investissements Ville-Département peut aussi y être affecté", déclare l'adjoint délégué à la sécurité.
Des caméras
rue Nationale ?
Le partenariat public-privé est une autre piste, à l'image de celui noué avec HBVS, qui finance lui-même des installations concernant ses logement sociaux. Ce fut le cas au Garet ou aux "Cavaliers", ce sera sans doute la même chose aux "Remparts", ilot de logements situés à proximité de la rue Nationale, ou encore à Fongraine. L'organisme de logement social finance aussi une partie importante des frais de fonctionnement du Centre superviseur urbain (voir notre encadré), situé dans un lieu tenu secret du centre-ville. "On devra sans doute le déménager, car il faudra beaucoup plus d'écrans de surveillance à l'avenir", indique M. Ducray, pour qui l'outil vidéo a fait ses preuves à Villefranche : "Un exemple clair de l'efficacité du dispositif, c'est le parking des Jardiniers, sur lequel on avait une trentaine de délits commis chaque année. Il en reste seulement un ou deux par an. J'ai aussi le souvenirs de flagrants délits grâce à l'intervention de patrouilles des polices nationale et municipale", argumente M. Ducray.
"Mes propositions sont les suivantes. Il faut surveiller les bâtiments publics, à l'image de la mairie ou des enceintes sportives telles que le gymnase du Garet qui avait été incendié. Le parking du marché couvert, c'est malheureusement impossible en raison de la présence des arbres. Par contre, on équipera le parking en cours d'aménagement à l'angle Thizy-Jaurès. Je pense qu'il faudrait aussi installer cinq caméras aux principaux carrefours rue Nationale, entre les portes d'Anse et de Belleville", avance Gérard Ducray.
Dans un souci de plus grande efficacité, des caméras mobiles pourraient aussi remplacer les modèles fixes en fonctionnement sur le parking "viaduc". Si toutes les implantations envisagées sont encore à l'état de projet, voire de simple idée, certaines ne devraient pas manquer d'alimenter le débat public. Car en dépassant rapidement la cinquantaine de caméras sur un espace restreint en centre-ville, plus grand chose ne devrait en effet échapper à l'œil des policiers.
Julien Verchère
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