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Sécurité routière : où sont les radars en Beaujolais ?
L'année 2009 ne restera pas comme celle d'un grand cru en matière de sécurité routière, tant sur le plan national que local. Après des années de baisse marquée du nombre de victimes sur les routes, un palier semble avoir été atteint ; comme si un relâchement se faisait sentir ou que la peur du gendarme avait été un peu apprivoisée. En comparant les cartes d'accidentologie de 2008 et 2009 en Beaujolais, force est de constater que si le nombre d'accidents et de blessés baisse légèrement, celui des tués augmente. Parmi les raisons de ces drames, la vitesse excessive ou inadaptée occupe souvent une place centrale. "On ne relâche pourtant pas la pression. Les contrôles radars sont quotidiens sur les routes du Beaujolais. Il faut encore faire évoluer les mentalités", martèle l'adjudant-chef Gines, à la tête de la brigade motorisée de Villefranche, les "gendarmes motards" dans l'imaginaire collectif.
S'ils concentrent la répression sur les axes principaux (voir notre illustration), la brigade motorisée (BMO) met de plus en plus l'accent sur les routes secondaires, là où les automobilistes ne l'attendent pas forcément. "On essaie de coller le plus possible aux lieux accidentogènes", précise le commandant de la BMO caladoise.
Les motards en ligne de mire
Si la vitesse concerne tous les profils de conducteurs, de la mère de famille à l'agenda surchargé au professionnel de la route sûr de sa conduite en passant par le jeune conducteur trop fougueux, les gendarmes pointent un certain nombre de priorités. "L'un des objectifs majeurs des prochains mois sera de lutter contre les excès de vitesse des deux-roues, un des gros problèmes en Beaujolais. On constate une recrudescence des grands excès de vitesse chez les motards. C'est particulièrement vrai sur les routes qui mènent au Haut-Beaujolais et au col des Echarmeaux, depuis la vallée d'Azergues ou Belleville et le Val de Saône."
Depuis le début de l'année, plusieurs motards ont perdu la vie sur les routes du Beaujolais, à Chamelet, Juliénas ou plus récemment à Frontenas. Sur cette même commune, à l'endroit même où a eu lieu l'accident mortel, un motard a été contrôlé en début de semaine à 159 km/h au lieu des 90 km/h autorisés...
Pour tenter de faire chuter la vitesse sur les routes, la brigade motorisée dispose d'un arsenal de plus en plus complet et performant (voir encadré). Des moyens techniques qui nourrissent une politique de répression parfaitement planifiée.
"Etre présent partout"
Désormais, l'automobiliste trop pressé peut se sentir en danger constant. Une heure en entrée d'agglomération, vingt minutes quelques centaines de mètres plus loin hors-agglomération, et ainsi de suite... "On multiplie les contrôles à des endroits différents. On trouve et teste régulièrement de nouveaux emplacements. En tant que motocyclistes, on a l'avantage d'être très mobiles. L'objectif, c'est d'être présent partout", souligne l'adjudant-chef Gines. Quitte à surprendre des automobilistes pas habitués à voir les gendarmes dans certains lieux.
Des motards présents partout et de plus en plus à toutes les heures du jour et de la nuit. "Sur une semaine, on effectue des contrôles vitesse sur les 24 heures de plages horaires d'une journée, indique l'adjudant-chef Gines. Plus qu'avant, on contrôle la vitesse en dehors des heures ouvrables." Départs matinaux pour le travail, pause déjeuner ou encore soirée sont des créneaux plus ciblés qu'il y a quelques années. "Contrairement aux problèmes d'alcoolémie qui se concentrent en soirée et en fin de semaine, la vitesse, c'est tous les jours et à toutes les heures."
La meilleure solution pour que les automobilistes ne voient pas pleuvoir amendes et pertes de points ? Lever le pied.
Julien Verchère
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