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Infections nosocomiales : le palmarès des hôpitaux beaujolais
Popularisée par le combat du regretté Guillaume Depardieu, la lutte contre les maladies nosocomiales -ces infections contractées à l'hôpital par les patients - figure en tête de liste des préoccupations de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé.
Depuis trois ans, hôpitaux, cliniques, centres de soins et de rééducation, en résumé l'ensemble des structures d'hospitalisation, font l'objet d'un suivi annuel du ministère. Nous avons voulu savoir si les établissements du Beaujolais Val de Saône et Mâconnais faisaient partie des bons ou mauvais élèves en matière de lutte contre ces infections contractées lors d'une hospitalisation.
De manière générale, ils ne se classent pas parmi les meilleurs élèves en France, c'est le moins que l'on puisse dire. La plupart naviguent en milieu de classement, quand ce n'est pas plus bas. Cependant, la note de la grande majorité d'entre eux a progressé par rapport à l'année précédente, preuve que le problème a été pris en compte comme partout dans le pays depuis quelques années.
Dans la catégorie "centres hospitaliers de plus de trois cents lits", le CH Gleizé-Villefranche obtient une note de 82,68 sur 100, ce qui le classe à la 132e position sur 219 CH concernés. Quant au CH Les Chanaux Mâcon, il arrive seulement en 160e position avec une note de 79,11. La note des deux sites a légèrement augmenté par rapport à l'an dernier. En résumé, il reste encore des efforts à fournir pour figurer en tête de liste, à l'image des CH de Tourcoing, La Roche-sur-Yon et Argenteuil, qui composent le "podium" cette année.
Personne dans le peloton de tête
Comment se positionnent par ailleurs les établissements du Beaujolais Val de Saône au sein des trois cent vingt-six centres hospitaliers de moins de trois cents lits ? L'hôpital périnatal de L'Arbresle est celui qui s'en sort le mieux, classé peu après le premier tiers (83,56, 125e) et auteur d'une progression importante, alors que le CH de Tarare obtient 79,17 sur 100 (166e place), l'hôpital Montpensier de Trévoux étant noté en progression à 74,48, mais pointant seulement au 220e rang. Parmi les trois cent vingt-cinq cliniques françaises de plus de cent lits, la Polyclinique du Val de Saône (Mâcon) et celle du Beaujolais (Arnas) s'affichent assez loin du peloton de tête, aux 143e et 192e places, avec respectivement 84,77 et 81,20 sur 100. Mais pour elles deux, la note a significativement progressé en deux années.
Au sein du maillage des hôpitaux locaux (trois cent trente-sept en France), celui de Thoissey atteint la note de 82,40 et se hisse à la 61e place. A la lecture du tableau ci-contre, on s'aperçoit que la plupart des autres se situent en milieu de classement, plutôt dans le haut pour Beaujeu (74,15, 121e), beaucoup plus bas pour Tramayes et l'hôpital Corsin (63,17, 221e), qui partait de loin il est vrai à en juger par l'évaluation du ministère.
Les établissements de soins de suite et de rééducation (SSR) et les centres de soins de longue durée (SLD) ont été classés dans la même catégorie par le Ministère de la santé. Elle regroupe des hôpitaux aux profils très divers, sept cent trente-sept au total dans l'Hexagone. Quatre sont situés dans la région. Le centre médical de Bayère, à Charnay, est noté 67,47 et arrive 381e position. Les trois autres doivent se contenter de la queue du classement, à l'image du centre Les Bruyères de Létra, spécialisé dans les pathologies addictives, essentiellement l'alcoolisme (51,50, 614e) ; le Château de Gléteins, à Jassans-Riottier, et son 44,95 sur 100 (666e) et enfin la maison de repos et de convalescence La Roseraie à Hurigny, au nord de Mâcon (33,70, 730e) font encore moins bien selon les chiffres annoncés par le Ministère de la santé. Pour être complet, notons que le centre de dialyse Attira, situé à Gleizé, est noté en progression à 82,41 sur 100, se classant 37e sur soixante-dix-neuf établissements de ce type en France.
Julien Verchère
Vous pouvez retrouver les chiffres pour l'ensemble des établissements français sur http://www.icalin.sante.gouv.fr
(photo : Julien Verchere)
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