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Commerces : que manque-t-il en Calade ?
Le paysage commercial a beaucoup évolué au cours des dernières années. Rue Nationale, certains commerces emblématiques ont fermé boutique. L'exemple le plus récent est celui de la papeterie Liogier, qui a fermé ses portes il y a un mois. Dans l'artère commerçante principale du Beaujolais, banques, magasins de téléphonie ou encore de lingerie se sont multipliés.
Un peu plus loin, dans la zone commerciale aux abords de l'avenue de l'Europe, l'arrivée récente de nouvelles enseignes de l'habillement ou de l'électro-ménager a également changé la donne. Et la mutation ne semble pas achevée, de nouvelles zones dédiées aux activités commerciales devant être ouvertes à l'aménagement dans un futur proche. Pour autant, Villefranche propose-t-elle tous les magasins dont la population du Beaujolais a besoin ? Pas sûr… A vingt kilomètres des portes de Lyon et de son offre de commerces pléthorique, l'agglomération caladoise peine encore visiblement à attirer certains types de magasins et grandes surfaces. La photographie 2010 du tissu commercial local laisse apparaître - sinon des faiblesses - des manques évidents.
Quels commerces manquent précisément à l'appel pour satisfaire les habitants de Villefranche et du Beaujolais ? A cette question en apparence simple, difficile d'apporter une réponse claire et limpide, tant les attentes varient en fonction de l'âge, de la catégorie sociale, du pouvoir d'achat… La liste qui suit apparaît donc par essence non exhaustive, tout au moins parfaitement subjective.
La première des certitudes, c'est qu'effectuer ses achats "loisirs" en Calade n'a rien de simple, aucune grande ou moyenne surface spécialisée n'ayant jusqu'ici osé poser ses valises à Villefranche. Cela oblige parfois les habitants du Beaujolais à se tourner vers Lyon ou Mâcon afin de dénicher le livre, le CD ou le DVD recherché. En matière de jeux vidéo, l'ouverture récente d'un second magasin spécialisé dans les transactions du neuf et de l'occasion comble tout juste le manque.
Pas assez de magasins de sport
Toujours au rayon loisirs, les randonneurs et autres campeurs ne disposent pas d'une offre élargie à Villefranche. Une grande surface spécialisée pourrait trouver son public, compléter l'offre actuelle et éviter la fuite des consommateurs vers d'autres villes. C'est la même chose en matière d'équipement sportif, Villefranche comptant largement moins de magasins de sport que ses voisines Mâcon, Bourg-en-Bresse ou Roanne (voir tableau).
Le secteur du bricolage fait également peu de place à la diversité, dans l'attente de la construction d'un nouveau magasin dans la zone de la Sauvagère. Par ailleurs, comme dans de nombreuses villes moyennes françaises, les enseignes dédiées à l'habillement homme de "milieu de gamme" ne sont pas nombreuses.
Sur un autre segment, si l'offre en matière de restauration continue à se développer, il faut tout de même signaler que les soirées caladoises ne proposent guère de choix. Pas évident de trouver une table après 21 h en ville, ni d'aller boire un verre en début de soirée en dehors de lieux purement "festifs".
Le Beaujolais attend également toujours le cinéma multiplex promis de longue date par les élus locaux. Enfin, notons que si Villefranche fait une place de plus en plus grande aux commerces "tendance" (restauration "bio", cocooning…), les très à la mode sex-shops rhabillés de noms "glamours" n'ont pas encore trouvé leur place au cœur de la capitale du Beaujolais.
Julien Verchère
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