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Cinéma multiplexe : il faudra attendre
Où en est le projet du multiplexe ?
"C'est au point mort. Le projet qu'on pensait mener à terme dans la zone d'Epinay a capoté."
Pourquoi ?
"Nous avons eu beaucoup de péripéties concernant ce dossier, les promoteurs qui étaient censés intégrer ce multiplexe dans des zones d'activités cohérentes ont abandonné le projet en cours de route. Le premier projet était prévu dans la zone de la Sauvagère, il devait être inclu dans le pôle culturel (avec notamment la SMAC, Salle de musiques actuelles, une enseigne type FNAC, un bowling, un restaurant, etc.). Quand le promoteur a constaté qu'il ne pouvait pas mener à bien ce pôle, il a décidé de passer la main à un autre promoteur qui a décidé la même chose. Nous avons donc eu affaire à un deuxième promoteur. Après l'épisode de la Sauvagère, un promoteur a cherché du terrain qui soit disponible à court terme et dans des dispositions économiques viables, mais il n'a pas pu trouver un terrain adapté pour accueillir une telle structure. Puis nous avons été mis en relation avec GRC pour implanter le multiplexe dans la zone d'Epinay. Il y a eu des soucis sur l'implantation de ce village. En conclusion, nous sommes passés entre les mains de quatre promoteurs qui ont tous abandonné le projet."
Financièrement vous tenez le choc ?
"Nous avons beaucoup dépensé d'argent, quand je dis nous c'est l'ADECSE (Association de diffusion et d'exploitation cinématographique du Sud-Est, qui gère les cinémas Rex et 400 Coups). Nous avons financé une étude de marché et des plans d'architecte (pour la Sauvagère), un cabinet pour l'accompagnement juridique et une deuxième série de plans d'architectes pour le site d'Epinay. La CAVIL (Communauté d'agglomération de Villefranche) nous a encouragés dans ce dossier, a eu un rôle de "facilitateur" et nous a ouvert des portes."
Qu'allez-vous faire ?
"Nous allons chercher un nouveau site dans l'agglomération et cette fois-ci nous monterons le projet de A à Z. Le projet initial était de s'adosser à un promoteur et à un investisseur qu'on aurait remboursé sur les premières années d'exploitation."
Vous n'êtes pas découragés ?
"Nous sommes un peu dépités mais nous ne capitulons pas pour autant. Il faut que les 400 Coups et le cinéma Rex tiennent les rênes du projet de ce multiplexe, si un concurrent devait s'emparer du projet, le cinema les 400 Coups risquerait de fermer. Si nous gardons la maîtrise du multiplexe, il y aura d'un côté un cinéma grand public et de l'autre un cinéma art et essai. Depuis septembre 1991, nous gérons les 400 Coups, nous n'avons pas envie de le fermer, c'est un cinéma envié par beaucoup de villes en Rhône-Alpes. Donc, nous continuons pour que ce cinéma multiplexe voit le jour."
Propos recueillis par Laurence Chopart
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