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Bientôt des éoliennes géantes sur les Monts du Beaujolais ?
Les douglas pourraient bientôt ne plus régner sur les cimes beaujolaises, alors qu'apparaît au grand jour un projet de création d'un parc éolien. Erelia, une filiale du groupe EDF-Suez, affiche en effet un grand intérêt pour le secteur nord des monts du Beaujolais ; plus précisément pour la crête qui serpente entre le col de Favardy et le mont Pinay, sur les communes de Ranchal, Poule-les-Echarmeaux et Saint-Nizier-d'Azergues. Le département de la Loire est également concerné à travers les communes de Belmont-de-la-Loire et Belleroche.
Au bout du processus (en 2014 ?), plusieurs éoliennes de grande taille pourraient émerger des forêts de résineux. Combien précisément, la question n'est pas tranchée. Quant à la hauteur des mâts, elle serait comprise entre 70 à 100 mètres. Une fois les pales installées, les 120 mètres pourraient être dépassés !
Ce sont donc des machines géantes qui entreraient en service, chacune d'elles pouvant produire annuellement la consommation en électricité d'une ville de 3 000 habitants. "Ce secteur du Beaujolais nous paraît un territoire potentiellement intéressant, même si des incertitudes demeurent quant aux niveaux de vent. Pour les lever, il faudrait installer un mât d'étude pendant de longs mois", explique Simon Besnard, qui coordonne le projet chez Erelia. Il faut en effet que le vent dépasse les 12 km/h plus de 2 000 heures dans l'année pour qu'un projet puisse voir le jour. "Tout cela est loin d'être finalisé comme certains habitants le pensent. D'ailleurs, rien ne dit qu'on ne puisse pas s'intéresser à d'autres secteurs du Beaujolais. Notre réflexion s'étend sur plusieurs intercommunalités", ajoute M. Besnard, faisant référence à la levée de bouclier menée via internet par certains habitants (voir par ailleurs).
Premières décisions fin janvier
Après s'être tournée vers les communes du secteur en avril 2009 pour obtenir le droit de réaliser les études de faisabilité, Erelia achève actuellement cette série de vérifications. "Avant de se lancer dans une coûteuse phase d'étude, on vérifie par exemple s'il n'existe pas de contraintes aériennes ou si on n'est pas trop proche du radar Météo France situé à Saint-Nizier-d'Azergues", illustre le représentant de l'entreprise. "A la fin du mois de janvier ou au début février, on demandera aux élus s'ils sont prêts à se lancer. Réglementairement, c'est l'Etat qui se prononce sur la création de Zones de développement éolien (ZDE), mais d'un point de vue éthique, on n'ira pas contre l'opposition des élus locaux. Nous ne sommes pas là pour mettre le feu aux poudres, comme cela se produit actuellement", veut rassurer Simon Besnard. En attendant, le vent des éoliennes continue à attiser les flammes de l'incendie naissant.
Julien Verchère
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